🛠️ Le F@bRiquet en mode production de visières! 💪

retrouvez notre communiqué de presse complet sur le sujet ici

Les portes du F@bRiquet ont rouvert le 27 Avril dernier. Dans un premier temps, il n’ouvre qu’à notre équipe mais pour la bonne cause: l’association Planète Sciences Occitanie qui gère le lieu a été sollicitée par le département de la Haute-Garonne pour fabriquer 2000 protections destinées particulièrement au milieu médical. Une collaboration avec la mairie de Ramonville a permis de réaliser 300 visières*, notamment pour la réouverture des écoles.

Alice, notre chère fabmanager, a retrouvé le chemin quotidien du fablab et « la douce mélopée de la découpe laser », la machine utilisée pour la fabrication du support de la visière. Benjamin , en service civique au sein de l’association, l’a rejointe lundi 11 Mai dernier afin d’accélérer la production et l’assemblage des pièces. De leur côté et depuis plusieurs semaines déjà, Thomas et Marion, bénévoles basés à Cugnaux, fabriquent depuis chez eux des visières grâce à l’emprunt d’une imprimante 3D du F@bRiquet. D’autres adhérents du Fablab participent eux aussi avec leurs imprimantes personnelles à la fabrication solidaire de visières. Merci à tous pour votre engagement !

Cela renforce ainsi le « mouvement maker» en venant démontrer, s’il en était besoin, que le maillage local de ces lieux d’échange et de fabrication numérique est indispensable à la diffusion de la culture du « faire » par soi-même. Les compétences associées s’avèrent essentielles en temps de crise.  Grâce à des modèles libres de droits, conformément à l’esprit de partage du mouvement, les makers de la France entière participent à la production de matériel de protection. En région Occitanie, le réseau régional des Fablabs dénombre près de 40 000 visières fabriquées depuis le début de la crise, et le mouvement est loin d’être fini. La notion de « fab city », visant à l’autosuffisance des villes par la démocratisation des moyens de production à l’échelon local, n’a jamais été autant d’actualité.

Nous n’avons pas encore la possibilité d’accueillir du public au F@bRiquet mais sachez que bien évidemment c’est à l’étude 🤓 . Toute l’équipe a hâte de retrouver les super-adhérents déconfinés et d’accueillir les nouveaux, dans la bonne humeur et l’esprit de partage! On vous tient au courant…

* la visière est une protection complémentaire offrant une protection du visage contre les projections de gouttelettes. Elle ne se substitue pas au masque ni aux mesures barrières.

JEUNES & PALEONTOLOGIE: BRONZER INTELLIGEMMENT AVEC PLANETE SCIENCES ET LE MUSEUM DE TOULOUSE

[Article à retrouver dans les colonnes d’Echosciences Sud, le média social des amateurs de sciences et de technologies en Occitanie]

Depuis plus de 30 ans, Francis Duranthon, Directeur du Museum de Toulouse, permet à des ados de réaliser ce dont il aurait rêvé à leur âge : pratiquer la paléontologie sur un vrai site de fouilles, et pas des moindres. Montréal-du-Gers, découvert en 1987, est l’un des sites majeurs d’Europe, le plus important découvert en France depuis un siècle. Il est daté d’environ 17 Millions d’années.

Docteur en paléontologie des vertébrés, Francis Duranthon a longtemps participé lui-même au chantier de jeunes en tant que scientifique, en accompagnant les découvertes des ados pendant les campagnes de fouilles organisées dès l’ouverture du site en 1988. Le partage des connaissances, ça le connaît : animateur de « Bonjour l’Ancêtre » pendant plusieurs années sur France 3 puis chroniqueur scientifique dans différentes émissions, il a toujours  à cœur de transmettre sa passion au plus grand nombre. Rencontre avec un passionné…

Francis Duranthon dans son bureau au Museum de Toulouse

Francis Duranthon, vous avez beaucoup vulgarisé la paléontologie. Qu’est-ce qui vous donne envie de transmettre encore votre passion, notamment en poursuivant les chantiers paléontologiques pour les jeunes ados ?

D’abord parce que c’est exceptionnel : on n’a pas tous les jours la chance quand on a 14 ans d’aller fouiller sur un gisement unique en Europe.

Ensuite, car ça permet aux jeunes de se confronter à de vrais spécialistes. Quand on a 14 ans, rencontrer des professionnels, des gens qui ont fait leurs études sur le sujet, qui peuvent en parler avec vous,  vous donner des conseils, vous orienter : c’est efficace. Sur 300 jeunes qui ont participé à ce séjour, une trentaine en a fait son métier, soit dans le monde des musées soit dans celui de la paléontologie. Ca permet de confirmer ou infirmer une vocation, une envie, un souhait. Je retrouve des anciens dans des congrès ou réunions scientifiques. Certains étaient venus par hasard, d’autres avaient déjà cette envie

Enfin, la  transmission et le partage c’est le rôle d’un musée, le lien entre le monde de la recherche et le grand public. Sensibiliser les gens aux questions d’évolution, toute la rigueur et la complexité du métier. C’est un séjour de vacances où l’on bronze intelligemment.

Des ossements trouvés par les jeunes sont-ils exposés ensuite au Museum ?

Oui, tout ce qu’on trouve au Museum provient de ces campagnes de fouilles, les seules de l’année sur ce site. Parfois des campagnes sont organisées pour des étudiants en master 2, mais en règle générale les campagnes de fouilles s’effectuent avec les ados. D’ailleurs de nombreux ados ont découvert des espèces nouvelles et inconnues ! [il montre une double page de Sciences & Vie Junior de 1991 arborant un portrait d’un jeune de 15 ans ayant trouvé des ossements d’une nouvelle espèce : l’ampeloméryx] Des reportages du monde entier ont été réalisés sur ces découvertes et sur la richesse de ce site.

Extrait de Sciences & Vie Junior, 1991

Les ados sont responsables de A à Z de ce qu’ils trouvent. C’est pas un chantier où on leur dit d’aller jouer plus loin, que les spécialistes vont terminer. Les spécialistes guident le dégagement du fossile, la préparation et le conditionnement mais les jeunes sont pleinement acteurs de leurs travaux.

Qu’est-ce qui rend ce site si exceptionnel ?

L’accumulation : pas beaucoup de sites en Europe avec une telle accumulation. A Montréal-Du-Gers, il est impossible de fouiller sans rien trouver. Si on ne trouve rien on peut vraiment renoncer à sa vocation de paléontologue, c’est qu’on n’est vraiment pas doué ! On a trouvé 25 000 ossement, 90 espèces différentes de la taille d’une souris à celle d’un éléphant : une quantité exceptionnelle de fossiles.  Il n’y a pas une campagne où l’on ne trouve rien ; pas un fouilleur qui ne trouve rien.

Le Museum participe-t-il à d’autres séjours de ce type ?

Non, c’est le seul séjour.

Avez-vous des retours de jeunes qui participent à ce séjour, leur avis ?

Oui, une grande satisfaction c’est de constater que beaucoup reviennent tous les ans, de nombreux s’en souviennent encore. Regardez-ça ! [il va chercher une lettre dans son armoire] c’est un courrier qui m’est arrivé le 20 septembre dernier.  « Nous nous sommes retrouvés 30 ans après les premières fouilles à Montréal-Du-Gers un week-end… ». Ce groupe fouillait avec moi dans les années 90, ils sont restés copains, et se retrouvent encore 30 ans après.

Les séjours ont commencé dès la découverte du site en 1988. Des jeunes revenaient aussi plus tard m’aider à encadrer les groupes. Certains participants s’intéressaient déjà à la paléontologie, d’autres pas du tout, suivent un copain ou une copine ou s’inscrivent au hasard d’un catalogue tombé dans les mains des parents.  En général, tous sont contents, ce qui prouve que ces séjours sont intéressants !

Un grand merci à Francis Duranthon pour cet entretien du 9 Mars 2020. Le Museum et Planète Sciences Occitanie sont partenaires sur ce séjour ouvert aux 14-17 ans. Pour s’inscrire à l’édition 2020 ou à tout autre séjour géré par Planète Sciences Occitanie, c’est ici! Merci également pour cette vidéo : pourquoi passer des vacances sous le signe de la paléontologie à Montréal-du-Gers? 

Science à la maison

Planète lance son programme d’activités « science à la maison » !

Chaque semaine relevez 1 défi scientifique et réalisez des expériences scientifiques qui vous permettront de répondre à une question.

Le vendredi, c’est la journée de partage et de valorisation de vos réalisations !

Au programme, une thématique par semaine, avec 1 défi ou 1 idée d’expériences publiés sur nos réseaux.

Le défi doit être réalisé avec du matériel que l’on trouve chez soi.

Nous vous invitons à partager en commentaires vos photos et ou vidéos.

Vous pouvez compléter un carnet de bord pour vous accompagner sur votre démarche scientifique.
Téléchargez le modèle de Carnet de bord suivant => ici

Retrouvez le défi ou l’expérience à faire sur nos réseaux sociaux :
– la page Facebook de Planète Sciences Occitanie => ici
– la page Twitter de Planète Sciences Occitanie => ici
– la page Instagram de Planète Sciences Occitanie => ici

Défi et expérience à réaliser en famille !!!!

Merci pour votre participation et prenez soin de vous.

#RestezChezVous

Une aventure pour les jeunes