Un lâcher de ballon stratosphérique est toujours un moment particulier : les jeunes et leur(s) enseignant(s) travaillent depuis des mois sur leurs expériences, il reste toujours beaucoup de choses à faire au dernier moment, on ne maitrise pas la météo… Beaucoup de facteurs de stress ! Et encore plus quand on n’a jamais lâché de ballon.
Voici donc une petite explication en photos du déroulement de cette journée. Bien entendu, chaque lâcher est unique et dépend des jeunes, des enseignants, du suiveur, de l’aérotechnicien, de la météo… Mais la journée suit toujours plus ou moins une trame qu’on essaye ici de reproduire. Les photos qui suivent sont issues de 7 lâchers différents.
Tout commence en général en classe, au calme. Les élèves doivent expliquer leurs expériences à l’aérotechnicien, celui-ci vérifie que tout est conforme au cahier des charges et que tout fonctionne. Il faut ensuite commencer le montage de la chaîne de vol : il faut accrocher le parachute à son anneau anti-torche et au réflecteur radar.
On vérifie ensuite la répartition des postes (qui a du être préparée en amont), on fait une pesée finale de la nacelle, et si celle-ci correspond toujours au cahier des charges, en route pour le terrain de lâcher !
Il faut alors prendre soin du public ! L’aérotechnicien explique où les spectateurs peuvent se mettre (essentiellement en fonction du vent), il leur explique comment ça va se passer dans les grandes lignes, puis ce sont les jeunes qui doivent expliquer leur projet : qu’est ce que c’est que cette histoire de ballon, où il va, qu’est-ce qu’il contient, à quoi ça sert…
Pendant ce temps, on commence en compagnie de l’aérotechnicien le gonflage du ballon. En fonction du temps et de la météo, on effectuera un gonflage à l’air libre (le ballon n’est retenu que par les mains des participants) ou « sous bâche ». Dans tous les cas, une bache de protection est placée au sol pour éviter que le ballon ne soit crevé par un petit cailloux, une herbe ou quoi que ce soit qui traine par terre…
Alors que le gonflage avance, il faut faire les derniers branchements et les dernières mises en route de la nacelle, puis la fermer solidement, et enfin l’acrocher au reste de la chaîne de vol.
Une fois tous les éléments assemblés et le gonflage terminé, la ballon est prêt à décoller. La encore, plusieurs techniques sont possibles (à l’anneau, à la course, statique…) et dépendent essentiellement de la météo. C’est toutefois l’aérotechnicien qui a le dernier mot ! Compte à rebours final, et le ballon s’envole ! Sous les yeux du public ébahis…
Vient maintenant la délicate opération de récupération de la nacelle. On peut avoir de la chance et la retrouver tranquillement installer dans un champs, ou encore mieux, directement récupérée par un passant et déposée à la gendarmerie.
Mais la France est un beau pays aux reliefs marqués et aux forêts abondantes, ce qui donne souvent de belles photos, mais complique un peu la dernière étape… Environ une nacelle sur trois n’est malheureusement pas récupérée. Mais le recours au GPS et aux radioamateurs réduit considérablement cette statistique…
Il ne reste plus qu’à exploiter tous ces résultats !






















