Les jeux sont ouverts!

Les matchs ont commencé depuis hier soir et les équipes s’affrontent déjà. Les robots passent l’épreuve du feu. Seront-ils à la hauteur ?

Nous retrouvons l’équipe GALILEO de l’école CPE de Lyon en arrière scène un peu avant le match.

C’est leur premier match. Ils sont stressés et ne se sentent pas vraiment prêts : la texture du terrain les inquiète car elle a posé problème à de nombreux robots, les poissons sont différents de ce qu’ils pensaient et cette réglette au centre de la table est un véritable obstacle ! Car c’est un fait, tout est indiqué dans le règlement, mais les matériaux utilisés par l’association peuvent être différents de ceux que nos ingénieurs avaient utilisé durant leur préparation.

Par ailleurs, ils connaissent certaines équipes de réputation et sont à la fois admiratifs et craintifs de les affronter. « C’est excitant de se battre contre eux. On va se faire éclater mais on sait que ce n’est pas de notre faute si on perd ». Ils ont cependant envie de voir comment leur robot agirait face à l’autre, et souhaitent observer de plus près la technologie qui le compose.

Le responsable de scène vient les chercher et les emmène en table 1 rencontrer leurs adversaires Open Robotics. Nous discutons avec Mateusz l’arbitre qui va observer leurs deux robots tandis qu’un autre arbitre s’occupe de l’équipe adverse. Mateusz briefe GALILEO sur le déroulé du match : mise en place des robots, position après le top départ, comptage des points… L’arbitre voit le match s’afficher sur la tablette. L’information est envoyée par le coordinateur. Tout est prêt. Le speaker prend la parole et lance le match.

Les arbitres surveillent s’il n’y a pas de collision, ou si des robots se bloquent. Ils peuvent éventuellement mettre un avertissement : verbal pour une entorse légère ou effective avec retrait de points quand le robot nuit à celui de l’équipe adverse m’explique Mateusz.

Ici le match se déroule avec équité, chaque robot fait ce qu’il a à faire. Un des robots de GALILEO a réussi à pousser quelques blocs de sable dans la zone prévue à cet effet. L’autre robot plus petit, muni d’un bras articulé, part à la pêche des poissons, mais celle-ci n’est pas bonne, le robot se bloque au bord du bassin. De l’autre côté de la table l’adversaire a également réussi à pousser quelques blocs. Le compte à rebours arrive à sa fin les robots déclenchent leur « funny action » puisqu’un petit parasol s’ouvre.

Les arbitres se réunissent pour compter les points et attester le score. Les équipes sont d’accord sur le résultat et le valident : 51 partout !!

Je débriefe avec GALILEO. Ils sont un peu déçus car une étoile de mer a gêné le capteur du robot pêcheur, du coup il n’a pas pu passer à l’étape suivante qui consistait à pêcher. L’autre robot qui avait la charge des châteaux de sable s’est bloqué également car un mauvais réglage de capteur l’a empêché d’évaluer la distance.

Le match fut en tout cas très honorable. On leur souhaite bon courage pour les quatre prochains matchs !

Jenny

FOCUS : L’équipe ENSIM’AGAIN – les dynamiques

Bien que cela soit la première année qu’ils viennent sous DSC_0065_1ce nom d’équipe, cela fait pour certains près de 7 ans qu
’ils participent à la coupe. A la base issus d’une même école d’ingénieurs, ils ont décidé par amour de la robotique de s’associer, et ont même réussis à embarquer dans leur aventure des collègues de travail.

Ils ont élaboré deux robots. Un gros et un petit. Ils sont fiers d’annoncer qu’ils ont réussi les homologations.

Le gros, assez massif, composé de plaque d’époxy et de récup de plateaux de resto U présente une forme de W. Cela change pas mal des robots cubiques que j’ai pu rencontrer. Sa forme particulière permet de ramasser facilement les éléments de jeu puisque l’encoche formée par le W est naturellement un piège pour les blocs de sables des épreuves. Pour être raccord avec le thème « plage » ils ont décoré leur robot avec des bonshommes lego et un playmobil qui se prélasse dans un hamac. Le robot s’appelle Berny… petit jeu de mots – jeu de photos apposé sur la calandre de la bête.

Ce robot aura nécessité 4 gros week-ends de conception et environ 4 autres week-ends d’assemblage. Pour eux le parasol fut finalement l’élément le plus technique à réaliser. Aujourd’hui, ils pallient aux inconnus. Ils ont eu des surprises sur les tables de matchs. Par exemple, ils se sont aperçus que les éléments de jeu étaient plus lourds qu’ils ne le pensaient. « Ce sont les aléas », m’expliquent-ils. Même s’ils essaient d’anticiper ce genre de chose, cela arrive quand même et il faut y remédier. Ils ont donc travaillé toute la nuit pour résoudre ce problème.
DSC_0067_1Je repars en laissant ces joyeux participants plutôt décontractés faire leurs ajustements. Ils me l’assurent, cette année ils viennent pour le fun, et un peu pour la compétition mais l’an prochain ils se focaliseront plus sur la compétition et moins sur le fun !

Jenny
 

FOCUS : L’équipe AXOLOTL

Pourquoi ce nom ? Chaque année, le nom de leur équipe commence par un A. Et parce qu’ils souhaitaient rester dans le thème, ils ont choisi un nom de poisson trop mignon, l’Axolotl.
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Ils proposent deux robots : Harvey et Axolotl.

C’est Harvey qui a attiré mon attention, car Harvey est un seau ! Oui l’hommage à la thématique de l’année est ici flagrant puisqu’ils ont décidé d’utiliser ce jouet qui rappelle à tous les châteaux de sable que nous faisions sur la plage. Harvey a passé les homologations mais côté dynamique nos participants doivent revoir leur copie et faire des améliorations. Créé pour gérer les coquillages sur la table et fermer les portes des cabines grâce aux garde-boue de ses roues, il a la particularité de fonctionner avec des condensateurs et des panneaux solaires. « Ce fut un challenge compliqué » me raconte un des membres de l’équipe, « il a nécessité environ 2 ans et demi de travail ». Bref, ce robot-seau est un défi technique qu’ils ont décidé de mettre à l’épreuve cette année.

Pour aider Harvey, ils ont construit le costaud Axolotl qui a passé sans problème l’homologation. De forme cubique, son aspect métallique lui donne un air redoutable. Ils ont prévu un système d’éclairage afin de savoir ce qui se passe dans « la tête » du robot. Cela permet d’être sûr qu’il est bien initialisé, savoir s’il a des difficultés, etc… Il a de nombreux sonars pour détecter ses adversaires, des lasers et des systèmes de sécurité. Ils sont fiers d’annoncer qu’ils ont entièrement réalisé l’électronique qui le compose. Côté programmation, ils ont élaboré des pré-séquences de code qui leur permet d’aller plus vite et d’éviter les erreurs lors de la Coupe. Comme Harvey, il a fallu près de trois années de travail pour obtenir ce résultat. Ils ont ensuite adapté la mécanique en fonction du règlement.

Pour récompenser tout ce travail et cette préparation, on leur souhaite d’atteindre un super classement !

Mais plus qu’une simple bande d’amis souhaitant participer à la Coupe, ses membres disséminés aux quatre coins de la France réunis sous l’association Sikula Robotik proposent des animations de robotique à destination des enfants de tous âges, du primaire au lycée, un peu partout dans l’hexagone, que ce soit dans les médiathèques, les festivals, la fête de la science…
Vous pouvez les retrouver sur leur site http://sikula-robotik.desbwa.org/

Jenny

FOCUS : L’équipe AREABOT – les inspirés

AREABOT est une association de 11 personnes issues de l’école d’ingénieurs Télécom Paris Tech. Composés « d’anciens », ils chapotent également le groupe des nouveaux qui se présentent conjointement sous le nom de Télécom Robotic. Echanges de savoirs donc et d’expériences en matière de Coupes de robotique. Leur vie associative les fait se rencontrer et travailler à leurs robots toutes les semaines (les week-ends aussi, et sans compter les heures sup) pour pouvoir présenter des robots à la Coupe.

Arrivés hier soir, certains n’ont pas dormi, ce qui est le lot quotidien de beaucoup de participants vous le savez.

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Ils me présentent deux robots sur lesquels ils travaillent depuis novembre/décembre pour la conception, et depuis janvier pour la phase de construction. Au total ils auront passé près de 1000 heures à élaborer des petits robots performants. Enfin ils l’espèrent !

Chaque équipe, s’occupe d’un robot. Les anciens travaillent plus sur le côté fun du robot. Ils commencent par me présenter ceux de l’an dernier. Inspirés du célèbre dessin animé Wall-E. Je découvre une Eve toute aussi jolie que l’originale et un Wall-E adorable. Et cette année ces deux robots ont fait un petit : bébé (en référence à BB8 de Star Wars). Il reste de nombreux détails techniques d’importance, comme faire tenir la tête de bébé sur son corps. Mais c’est presque prêt. La tête sera mobile grâce à un système d’aimants, et le déplacement se fera grâce à un robot placé à l’intérieur du corps selon un système de rotation, fidèle au robot original.

L’autre équipe, les jeunes, se concentrent plus sur le côté technique de leur robot. Ils veulent faire une machine efficace pour les matchs. D’aspect cubique, je découvre dans ses entrailles des brosses à WC… Ils m’expliquent que c’est le système qui permet de récolter les objets. Je comprends que ça fonctionne finalement comme les petits camions nettoyeurs des mairies qui débarrassent les caniveaux de nos détritus.

Derrière eux j’aperçois une imprimante 3D. Cela fait trois ans qu’ils l’utilisent et elle leur est très pratique. Ils peuvent réaliser de nombreuses petites pièces techniques, ou des pièces de jointure par exemple, même s’ils se disent que parfois « une charnière de porte aurait fait l’affaire ». L’avantage est de l’avoir sous la main et de pouvoir lui demander à peu près tout.

L’an dernier ils avaient fini environ soixantième. On leur souhaite de faire tout aussi bien voire mieux cette année !
Bonne chance à eux.

Jenny