Qui dit match de poule dit arbitres !

Nous sommes rentrés dans la compétition et quoi de mieux que de parler des bénévoles de Planète Sciences qui gèrent le déroulement des matchs?

DSC_0088Commençons par le pôle poule. Ce secteur est géré par notre Papa Poule national, j’ai nommé Guillaume ! Il s’occupe en amont et en aval de l’organisation des matchs.

Sur ce poste il est… tout seul ! Car depuis l’an dernier, une petite révolution a eu lieu. Aujourd’hui tout est géré par un logiciel appelé Poolzor (le jeu de mot ne vous aura pas échappé), tandis qu’avant il fallait tout saisir à la main : les feuilles de matchs, les enregistrements… Maintenant c’est terminé, Poolzor s’est imposé comme l’outil clé de la Coupe.

Car le logiciel Poolzor a été conçu et développé par des bénévoles ! Il fut utilisé pour la première fois en 2008. Chaque année il est retravaillé afin d’être amélioré. Pour cette Coupe 2016, quatre personnes ont participé à sa programmation : Guillaume, Florian, Nicolas et Maxime (aussi en charge des Anges ; oui on peut avoir plusieurs casquettes !).DSC_0083Sa palette d’action est large puisqu’il a la gestion de l’ensemble des équipes inscrites. Il effectue le tirage au sort aléatoire des séries de matchs. Les données sont ensuite transmises directement à des tablettes détenues par les arbitres avant le match. Une fois le match terminé, les arbitres entrent dessus les résultats, qui sont ensuite validés par les équipes concurrentes. Dès la validation effectuée, ces données sont renvoyées à Guillaume qui peut alors élaborer et imprimer les listes de classement des équipes en vue de phase finale.

Poolzor est essentiel, mais vous l’aurez compris, sans les arbitres les matchs ne pourraient avoir lieu. Reconnaissables entre tous grâce à leur maillot rayé noir et blanc, ils interviennent à tous les niveaux de la compétition. Tous sont bénévoles et sont là pour le plaisir.

Composés d’une quinzaine de personnes, les arbitres sont dirigés par deux chefs arbitres. Lors des homologations, chacun est armé d’une fiche de sélection qu’il coche après inspection des robots. Leur rôle est de faire appliquer le règlement du concours.DSC_0072Cela commence donc par une pré-sélection dite phase d’homologation. Rappelons rapidement les deux types d’homologations : la statique et la dynamique. Ils observent et mesurent les robots ainsi que leur capacité et manière de se déplacer afin d’assurer par la suite un bon déroulement de match. Une trentaine de points et éléments de sécurité doit être respectée afin d’obtenir son sésame pour les matchs. Généralement il n’y a pas de refus définitif. Si un arbitre refuse une homologation, l’équipe repart travailler d’arrache pied pour résoudre le problème et quand ça ne fonctionne pas bien en test dynamique, les arbitres donnent aux équipes quelques essais supplémentaires.

Avec Marc, un des arbitres bénévoles, DSC_0046j’observe une homologation, celle du robot de GobGob Toulouse qui rencontre des déjà des difficultés à sortir de sa zone de départ. Une petite mise à jour logicielle s’impose. Ils retentent de l’autre côté de la table. Et ça démarre ! Ils passent de justesse. Il leur reste du travail afin de réajuster le robot pour les futurs matchs. Et notre arbitre passe à une autre équipe.

Au total ce sont près de 154 équipes qui ont été homologuées par nos arbitres depuis le début de la Coupe. Et il a fallu près de 3 jours pour faire passer tout le monde.

Dès jeudi soir, les arbitres parallèlement aux homologations démarraient les matchs tant attendus. Et lors des matchs : où ça passe ou ça casse ! Car le robot une fois mis sur la zone de départ doit être autonome. Ses ingénieurs n’ont plus le droit d’intervenir. Pendant le match, les arbitres examinent les actions. De leur côté, les équipes observent anxieuses les réactions de leur robots. Parfois efficaces, avec plusieurs actions accomplies avec brio, parfois statiques lorsqu’ils restent sur la zone de départ, certains robots donnent des sueurs froides à leurs propriétaires !
DSC_0075A la fin du match les arbitres comptent les points : blocs de sable apportés en zone, étoiles de mer récoltées, poissons pêchés, portes de cabines fermées. Plus le nombre d’actions validées est élevé plus l’équipe remporte de points. Et les juges sont stricts en conditions de match. Par exemple les portes des cabines ne doivent pas être ouvertes de plus de dix degrés pour que le point soit validé.

Voilà pour ces premiers jours d’arbitrages.
Rendez-vous demain pour les phases finales !

Jenny

Les jeux sont ouverts!

Les matchs ont commencé depuis hier soir et les équipes s’affrontent déjà. Les robots passent l’épreuve du feu. Seront-ils à la hauteur ?

Nous retrouvons l’équipe GALILEO de l’école CPE de Lyon en arrière scène un peu avant le match.

C’est leur premier match. Ils sont stressés et ne se sentent pas vraiment prêts : la texture du terrain les inquiète car elle a posé problème à de nombreux robots, les poissons sont différents de ce qu’ils pensaient et cette réglette au centre de la table est un véritable obstacle ! Car c’est un fait, tout est indiqué dans le règlement, mais les matériaux utilisés par l’association peuvent être différents de ceux que nos ingénieurs avaient utilisé durant leur préparation.

Par ailleurs, ils connaissent certaines équipes de réputation et sont à la fois admiratifs et craintifs de les affronter. « C’est excitant de se battre contre eux. On va se faire éclater mais on sait que ce n’est pas de notre faute si on perd ». Ils ont cependant envie de voir comment leur robot agirait face à l’autre, et souhaitent observer de plus près la technologie qui le compose.

Le responsable de scène vient les chercher et les emmène en table 1 rencontrer leurs adversaires Open Robotics. Nous discutons avec Mateusz l’arbitre qui va observer leurs deux robots tandis qu’un autre arbitre s’occupe de l’équipe adverse. Mateusz briefe GALILEO sur le déroulé du match : mise en place des robots, position après le top départ, comptage des points… L’arbitre voit le match s’afficher sur la tablette. L’information est envoyée par le coordinateur. Tout est prêt. Le speaker prend la parole et lance le match.

Les arbitres surveillent s’il n’y a pas de collision, ou si des robots se bloquent. Ils peuvent éventuellement mettre un avertissement : verbal pour une entorse légère ou effective avec retrait de points quand le robot nuit à celui de l’équipe adverse m’explique Mateusz.

Ici le match se déroule avec équité, chaque robot fait ce qu’il a à faire. Un des robots de GALILEO a réussi à pousser quelques blocs de sable dans la zone prévue à cet effet. L’autre robot plus petit, muni d’un bras articulé, part à la pêche des poissons, mais celle-ci n’est pas bonne, le robot se bloque au bord du bassin. De l’autre côté de la table l’adversaire a également réussi à pousser quelques blocs. Le compte à rebours arrive à sa fin les robots déclenchent leur « funny action » puisqu’un petit parasol s’ouvre.

Les arbitres se réunissent pour compter les points et attester le score. Les équipes sont d’accord sur le résultat et le valident : 51 partout !!

Je débriefe avec GALILEO. Ils sont un peu déçus car une étoile de mer a gêné le capteur du robot pêcheur, du coup il n’a pas pu passer à l’étape suivante qui consistait à pêcher. L’autre robot qui avait la charge des châteaux de sable s’est bloqué également car un mauvais réglage de capteur l’a empêché d’évaluer la distance.

Le match fut en tout cas très honorable. On leur souhaite bon courage pour les quatre prochains matchs !

Jenny

FOCUS : L’équipe ENSIM’AGAIN – les dynamiques

Bien que cela soit la première année qu’ils viennent sous DSC_0065_1ce nom d’équipe, cela fait pour certains près de 7 ans qu
’ils participent à la coupe. A la base issus d’une même école d’ingénieurs, ils ont décidé par amour de la robotique de s’associer, et ont même réussis à embarquer dans leur aventure des collègues de travail.

Ils ont élaboré deux robots. Un gros et un petit. Ils sont fiers d’annoncer qu’ils ont réussi les homologations.

Le gros, assez massif, composé de plaque d’époxy et de récup de plateaux de resto U présente une forme de W. Cela change pas mal des robots cubiques que j’ai pu rencontrer. Sa forme particulière permet de ramasser facilement les éléments de jeu puisque l’encoche formée par le W est naturellement un piège pour les blocs de sables des épreuves. Pour être raccord avec le thème « plage » ils ont décoré leur robot avec des bonshommes lego et un playmobil qui se prélasse dans un hamac. Le robot s’appelle Berny… petit jeu de mots – jeu de photos apposé sur la calandre de la bête.

Ce robot aura nécessité 4 gros week-ends de conception et environ 4 autres week-ends d’assemblage. Pour eux le parasol fut finalement l’élément le plus technique à réaliser. Aujourd’hui, ils pallient aux inconnus. Ils ont eu des surprises sur les tables de matchs. Par exemple, ils se sont aperçus que les éléments de jeu étaient plus lourds qu’ils ne le pensaient. « Ce sont les aléas », m’expliquent-ils. Même s’ils essaient d’anticiper ce genre de chose, cela arrive quand même et il faut y remédier. Ils ont donc travaillé toute la nuit pour résoudre ce problème.
DSC_0067_1Je repars en laissant ces joyeux participants plutôt décontractés faire leurs ajustements. Ils me l’assurent, cette année ils viennent pour le fun, et un peu pour la compétition mais l’an prochain ils se focaliseront plus sur la compétition et moins sur le fun !

Jenny
 

FOCUS : L’équipe AXOLOTL

Pourquoi ce nom ? Chaque année, le nom de leur équipe commence par un A. Et parce qu’ils souhaitaient rester dans le thème, ils ont choisi un nom de poisson trop mignon, l’Axolotl.
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Ils proposent deux robots : Harvey et Axolotl.

C’est Harvey qui a attiré mon attention, car Harvey est un seau ! Oui l’hommage à la thématique de l’année est ici flagrant puisqu’ils ont décidé d’utiliser ce jouet qui rappelle à tous les châteaux de sable que nous faisions sur la plage. Harvey a passé les homologations mais côté dynamique nos participants doivent revoir leur copie et faire des améliorations. Créé pour gérer les coquillages sur la table et fermer les portes des cabines grâce aux garde-boue de ses roues, il a la particularité de fonctionner avec des condensateurs et des panneaux solaires. « Ce fut un challenge compliqué » me raconte un des membres de l’équipe, « il a nécessité environ 2 ans et demi de travail ». Bref, ce robot-seau est un défi technique qu’ils ont décidé de mettre à l’épreuve cette année.

Pour aider Harvey, ils ont construit le costaud Axolotl qui a passé sans problème l’homologation. De forme cubique, son aspect métallique lui donne un air redoutable. Ils ont prévu un système d’éclairage afin de savoir ce qui se passe dans « la tête » du robot. Cela permet d’être sûr qu’il est bien initialisé, savoir s’il a des difficultés, etc… Il a de nombreux sonars pour détecter ses adversaires, des lasers et des systèmes de sécurité. Ils sont fiers d’annoncer qu’ils ont entièrement réalisé l’électronique qui le compose. Côté programmation, ils ont élaboré des pré-séquences de code qui leur permet d’aller plus vite et d’éviter les erreurs lors de la Coupe. Comme Harvey, il a fallu près de trois années de travail pour obtenir ce résultat. Ils ont ensuite adapté la mécanique en fonction du règlement.

Pour récompenser tout ce travail et cette préparation, on leur souhaite d’atteindre un super classement !

Mais plus qu’une simple bande d’amis souhaitant participer à la Coupe, ses membres disséminés aux quatre coins de la France réunis sous l’association Sikula Robotik proposent des animations de robotique à destination des enfants de tous âges, du primaire au lycée, un peu partout dans l’hexagone, que ce soit dans les médiathèques, les festivals, la fête de la science…
Vous pouvez les retrouver sur leur site http://sikula-robotik.desbwa.org/

Jenny

FOCUS : L’équipe AREABOT – les inspirés

AREABOT est une association de 11 personnes issues de l’école d’ingénieurs Télécom Paris Tech. Composés « d’anciens », ils chapotent également le groupe des nouveaux qui se présentent conjointement sous le nom de Télécom Robotic. Echanges de savoirs donc et d’expériences en matière de Coupes de robotique. Leur vie associative les fait se rencontrer et travailler à leurs robots toutes les semaines (les week-ends aussi, et sans compter les heures sup) pour pouvoir présenter des robots à la Coupe.

Arrivés hier soir, certains n’ont pas dormi, ce qui est le lot quotidien de beaucoup de participants vous le savez.

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Ils me présentent deux robots sur lesquels ils travaillent depuis novembre/décembre pour la conception, et depuis janvier pour la phase de construction. Au total ils auront passé près de 1000 heures à élaborer des petits robots performants. Enfin ils l’espèrent !

Chaque équipe, s’occupe d’un robot. Les anciens travaillent plus sur le côté fun du robot. Ils commencent par me présenter ceux de l’an dernier. Inspirés du célèbre dessin animé Wall-E. Je découvre une Eve toute aussi jolie que l’originale et un Wall-E adorable. Et cette année ces deux robots ont fait un petit : bébé (en référence à BB8 de Star Wars). Il reste de nombreux détails techniques d’importance, comme faire tenir la tête de bébé sur son corps. Mais c’est presque prêt. La tête sera mobile grâce à un système d’aimants, et le déplacement se fera grâce à un robot placé à l’intérieur du corps selon un système de rotation, fidèle au robot original.

L’autre équipe, les jeunes, se concentrent plus sur le côté technique de leur robot. Ils veulent faire une machine efficace pour les matchs. D’aspect cubique, je découvre dans ses entrailles des brosses à WC… Ils m’expliquent que c’est le système qui permet de récolter les objets. Je comprends que ça fonctionne finalement comme les petits camions nettoyeurs des mairies qui débarrassent les caniveaux de nos détritus.

Derrière eux j’aperçois une imprimante 3D. Cela fait trois ans qu’ils l’utilisent et elle leur est très pratique. Ils peuvent réaliser de nombreuses petites pièces techniques, ou des pièces de jointure par exemple, même s’ils se disent que parfois « une charnière de porte aurait fait l’affaire ». L’avantage est de l’avoir sous la main et de pouvoir lui demander à peu près tout.

L’an dernier ils avaient fini environ soixantième. On leur souhaite de faire tout aussi bien voire mieux cette année !
Bonne chance à eux.

Jenny

Ouverture de l’édition 2016

Coupe de France de Robotique 2016
Bienvenue à la 23ème édition de la Coupe de France de robotique !

En direct du parc des expositions de la Roche-sur-Yon, nous accueillons aujourd’hui près de 170 équipes prêtes à passer les homologations en vue des phases de qualification.

Nous avons récolté les impressions des équipes alors qu’elles attendaient que les portes s’ouvrent et constatons que l’ambiance est plutôt détendue. Chacun observe ce nouveau site d’accueil et apprécie l’idée d’avoir un box de préparation par équipe pour aborder le travail des jours à venir dans de bonnes conditions.

Les gens s’attendent pourtant à beaucoup de travail pour que leur robot soit au top :

« on verra si on tient le choc » expliquent les gens de l’association le RIR. En effet, étant donné le rythme soutenu de la compétition ils s’attendent à travailler 24h/24 pour faire en sorte que leurs robots soient efficaces. « Il y a toujours des problèmes, continuent-ils, par exemple, un robot qui ne marche plus du tout, la programmation à revoir, la mécanique à resserrer… »

Mais ces défis n’entachent pas leur bonne humeur. Il fait soleil en ce premier jour de compétition et les nombreux représentants de l’association EIRBOT venus en force aujourd’hui (ils sont plus de 30 !!) comptent bien s’amuser et sont venus pour le plaisir. « Ça fait plus de 10 ans qu’on vient. Pour nous la coupe, ce n’est pas nouveau, on est confiants, seuls les poissons nous font peur ! »

Car vous l’aurez deviné, la thématique cette année est les vacances à la mer. Les tables de matchs représentent un banc de sable jonché de cabines de plage à refermer, de parasols à ouvrir, de coquillages à ramasser, et où les poissons à pêcher ne sont pas loin ! Cette table semble avoir été un challenge non négligeable pour nos participants.

Bref ils sont nombreux à vouloir remporter la victoire, mais c’est avec fairplay que les participants abordent la compétition. « On espère finir entier, c’est déjà ça, et c’est dur de faire des pronostics » nous confie l’équipe de l’école ENAC.
Dans l’ensemble chacun espèrent finir dans les 50 premiers mais ne saurait se prononcer sur sa position dans le classement !

Vous l’aurez compris, chacun est prêt pour aborder sereinement les jours prochains qui s’annoncent pourtant intenses !

Jenny