Dix futurs ingénieurs de l’école castelroussine vont participer à la Coupe de France de robotique, fin mai. Avec l’envie de faire honneur à leurs couleurs.

Chacun a sa tâche. Sa mission. Entre les spécialistes de la mécanique assistée par ordinateurs, les techniciens de la programmation et ceux qui ont le sens de l’organisation, l’équipe de l’association HEI Robot, présidée par Amandine Houart, est un condensé de talents qui pourraient bien la mener au sommet.

Sur le thème de la Préhistoire

Toutes ses compétences ont en effet été mises en commun afin que l’école d’ingénieurs castelroussine soit, pour la première fois, représentée à la Coupe de France de robotique qui se déroule jusqu’au 31 mai, à La Ferté-Bernard (Sarthe).
« Nous avons voulu tenter l’aventure, explique Amandine. C’est une première, pour nous, mais nous arrivons à bien fonctionner tous ensemble. Chacun fait ce qu’il faut pour s’impliquer au maximum. Il ne s’agit pas de créer quelque chose, comme ça, de notre propre initiative. Il y avait un cahier des charges à respecter. »
Sur le thème de la Préhistoire, les étudiants doivent créer un robot doté d’intelligence artificielle, capable d’aller ramasser des fruits dans un arbre en bois, puis lancer des balles sur une maquette de mammouth, et un second qui saura reconnaître, seul, les couleurs du feu sur une aire de jeu adaptée. Autant de difficultés qu’il a fallu maîtriser de bout en bout, avec des calculs au millimètre.
« Notre premier robot s’appelle Australo. Le second s’appelle Pit’Hei’Que. Nous avons commencé à travailler dessus en janvier. On espère être prêts pour le jour J… »
Tout à fait indépendants, les étudiants n’ont pas eu recours, comme le règlement les y autorisait, à l’aide de leurs professeurs. Ce défi, c’est le leur, du début à la fin.

Christophe Gervais – La Nouvelle République – le 29 mai 2014