Propulseurs d'antan
Pour la période 1962-1982, informations extraites du 321 ESPACE MAI 1983 numéro 46.
Voir aussi Histoire des lancements.
Sommaire |
Propu spéciaux
ATEF 74
| Année | 1963 | 1964 | 1965 | 1966 | 1967 | 1968 | 1969 | TOTAL |
| Nombre lancé | 3 | 4 | 10 | 3 | 2 | 2 | 1 | 25 |
Cabri
Ancêtre du Chamois.
| Année | 1966 | 1967 | 1968 | 1969 | 1970 | 1971 | 1972 | 1973 | 1974 | TOTAL |
| Nombre lancé | 5 | 10 | 8 | 8 | 9 | 6 | 10 | 2 | 3 | 61 |
Antilope
| Année | 1968 | 1973 | TOTAL |
| Nombre lancé | 1 | 1 | 2 |
Elan
| Année | 1972 | 1973 | 1974 | 1975 | 1976 | 1977 | 1978 | 1979 | 1980 | 1981 | 1982 | après | TOTAL |
| Nombre lancé | 1 | 0 | 2 | 2 | 3 | 1 | 2 | 0 | 0 | 1 | 1 | ?? | 13+? |
Faon
Superbe propulseur en diamètre 63 mm, il est malheureusement épuisé depuis des années.
Son pain de poudre brûlait en "cigarette", ce qui lui donnait une faible poussée pendant un temps remarquablement long pour un propulseur de fusée expérimentale.
Caractéristiques :
Longueur totale : 204 mm
Diamètre maximal : 63 mm
Masse totale: 1.07 Kg
Masse mécanique: 0.6 Kg
Masse de poudre: 0.470 Kg
Impulsion totale: 936 Ns
Poussée moyenne 192 N
Temps de combustion : 4.88 s
Utilisation
| Année | 1970 | 1971 | 1972 | 1973 | 1974 | 1975 | 1976 | 1977 | 1978 | 1979 | 1980 | 1981 | 1982 | après | TOTAL |
| Nombre lancé | 3 | 5 | 6 | 7 | 15 | 9 | 9 | 4 | 6 | 1 | 2 | 1 | 0___ | ?? | 68+? |
Bambi
Le Bambi entra dans la course en 1978, suite à une visite d'un animateur au salon de l'agriculture au stand paragrêle Ruggieri. Ce propulseur était en fait une fusée paragrêle fabriquée par Ruggieri. Un simple pain de poudre noire entouré de plastique, livré avec un corps bleu (et des ailerons trop grands) et un cône jaune. C'était le bas de gamme de nos propulseurs qui avait l'avantage de coûter 10 fois moins que les autres, mais qui a du être abandonné pour des raisons de fiabilité et de sécurité.
Caractéristiques :
Longueur totale : 600 mm
Diamètre maximal : 63 mm
Il est de classe J (Impulsion Totale entre 640 et 1280 N.s).
Utilisation
| Année | 1979 | 1980 | 1981 | 1982 | après | TOTAL |
| Nombre lancé | 6 | 6 | 7 | 6 | ?? | 25+? |
Dik-Dik (Dick-Dick)
C'était un propulseur mini-fusée disponible jusqu'en 1991.
Il servait au départ à propulser des fusées de détresse, mais convenait parfaitement aux mini-fusées.
Genèse des Chamois, Isard et Caribou
La politique moteur du CNES et de l'ANSTJ (Planète Sciences) a été lancée en 1973. Elle avait pour but d'offrir aux jeunes une gamme complète de propulseurs. Les objectifs qui ont dicté cette orientation ont été déterminés à partir de l'expérience acquise sur la génération précédente des moteurs Cabri, Atef, Elan et Faon, à savoir :
- gamme de moteurs cohérente offrant un choix important de performances,
- sécurité de fonctionnement,
- faible coût,
- disponibilité.
En 1974, suite à l'épuisement du Cabri, le CNES décidait de fabriquer un moteur conçu spécialement pour les jeunes : le Chamois. Pour cela, il retenait les choix technologiques suivants :
- Moteur rechargeable et mécanique de fabrication simple,
- Poudre SD à faible température de combustion et peu chargée en particules métalliques afin de limiter l'érosion des cols de tuyères,
- Pain de poudre tréfilé fabriqué à partir d'outillages professionnels déjà existants : le bloc Targon,
- Allumage par le fond arrière afin de permettre l'armement du moteur au tout dernier moment avant le lancement.
Son étude fut menée par le service pyrotechnique du CNES à Toulouse.
Satisfaits des performances du Chamois, les clubs espace proposèrent de reconduire dès 1982 l'étude de deux nouveaux moteurs célèbres, actuellement connus sous les noms de Caribou et Isard. Après consultation auprès de la Société Nationale des Poudres et Explosifs (SNPE), les blocs Souge et Ruchard furent respectivement retenus pour les moteurs Isard et Caribou.
L'étude fut brillamment menée par le club Elan de l'ENSMA à Poitiers avec les conseils et soutiens du motoriste professionnel Thomson Brandt Armement. Ce dernier réalisa entre autre toute la série de tirs au banc. Les premières séries virent le jour dans les ateliers du lycée de Corbeil et de la société Fritz.
