Coiffe microfusée imprimée en 3D

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Alternative à la réalisation de coiffes pour microfusées

L'objet de cette page est de proposer une autre manière de réaliser des coiffes de microfusée. La pratique courante est souvent de "tourner", sur une perceuse montée sur un support de table, un carré de balsa.

Carré de balsa tourné sur perceuse immobilisée par un support

Quant le temps manque, il arrive aussi que des cône de bristol soient faits pour éviter de passer trop de temps durant une animation limitée dans la durée ou pour la phase d'expérimentation.

L'impression 3D, une possibilité qui tend à se démocratiser...

Il existe désormais des outils qui permettent "d'imprimer en 3D" et qui sont accessibles à des structures telles des associations comme Planète Sciences par exemple. Le principe est d'extruder un fil chaud de plastique ABS et de reproduire un modèle que vous avez dessiné vous même sur un logiciel ad'hoc ou que vous avez téléchargé via une "3D-othèque" sur Internet.

La machine

Le modèle de machine utilisé est la Makerbot Thing-o-Matic [1] : c'est une entreprise américaine, Makerbot Industries [2] qui la produit avec une philosophie qui nous intéresse,nous, association d'éducation populaire. En effet : - la machine vous est livrée en pièce détachée et c'est à vous de l'assembler (en suivant un tutoriel majoritairement en anglais [3]) : il faut prévoir d'avoir 3 à 4 jours devant vous pour l'assembler complètement et pour la rendre fonctionnelle. Cette machine s'inscrit donc dans la veine du mouvement DIY (Do It Yourself [4], "Faites-le vous-même !" en français) et rejoint donc notre démarche Planète Sciences qui préconise de connaître ce que l'on construit plutôt que d'être dépendant d'un objet dont on ne connaît rien du mode de fonctionnement. - le "cœur" de la machine est basé sur une carte Arduino [5] que le secteur robotique aime à utiliser car les sources sont accessibles ainsi que les plans de réalisation - de même, l'ensemble des sources, des plans et des composants du Makerbot sont en libre téléchargement. Si vous le souhaitez, vous pouvez réaliser certains éléments !


Le logiciel de dessin 3D

Je vous recommande d'utiliser le logiciel Blender [6] : c'est un logiciel libre qui a aussi le bon goût d'être gratuit et multi-plateforme.

Capture d'écran de Blender avec coiffe modélisée

Ne nous leurrons pas, appréhender son fonctionnement demande du temps et un peu de patience ; par contre, dès lors que vous serez décidé, vous trouverez tout un tas de tutoriels sur Internet qui vous guideront pas à pas et vous permettront d'acquérir les techniques de bases pour réaliser un modèle en 3D. En ce qui concerne les ogives, les éléments à connaître restent relativement simple car nécessitent seulement des volumes basiques.

Si vous n'avez pas envie de dessiner...

Vous pouvez alors vous rendre sur le site Thingiverse [7] qui propose une grande quantité de modèles d'objets déposés par des utilisateurs. Ainsi, vous pouvez télécharger, ici [8], une coiffe ogivale pour les tubes que fournit Planète Sciences.

Coiffe ogivale "imprimée"

Le logiciel qui dialogue avec le Makerbot

Quelque soit l'option que vous aurez prise (téléchargement de modèles ou vos créer vos propres dessins), il vous faudra les importer dans RéplicatorG [9] qui est le logiciel qui permet le dialogue avec l'imprimante. Il marche très bien sous la dernière version de Ubuntu (11.10)...Après quelques réglages, appuyez sur "construire" et c'est parti !

Pourquoi opter pour ce mode de réalisation ?

En ce qui concerne la machine

A mon sens, il serait absurde de vouloir vous acheter votre propre imprimante : la logique de mutualisation et de partage doit jouer à plein et c'est peut-être une bonne occasion de rendre disponible une telle imprimante à l'espace des sciences Bernard Martin. Les clubs pourraient venir réaliser des pièces ; des coiffes pourraient aussi par exemple être réalisées en amont avant des animations... Par ailleurs, des pièces pour minifusées peuvent aussi évidemment être produites pour le Rocketry Challenge par exemple et ça, c'est un argument important à mon sens ;o) !

Avantages et inconvénients de réaliser des coiffes par ce procédé

Avoir des coiffes d'avance

Cette remarque est aussi valable pour des coiffes en balsa...

un intérêt écologique ?

C'est pas forcément gagné : si on diminue la consommation de balsa (ce qui n'est sans doute pas une mauvaise chose), le côté obscur est franchi si on perd les coiffes pendant le vole...

Un intérêt pédagogique

Sur des temps d'animation, c'est sans doute un apport intéressant que de sensibiliser les jeunes aux techniques de dessins 3D. En séjour de vacances, pourquoi ne pas tester ?

un intérêt esthétique

Ca claque un peu que d'avoir une coiffe en plastique ABS : c'est quant même sérieux en terme de symétrie...;o)

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