• Eric a adressé une note au groupe Logo du groupe Culture scientifiqueCulture scientifique: il y a 5 ans et 4 mois

    L’Observatoire Midi-Pyrénées vous annonce pour Mardi 20 Mai 2014
    Pierre-Henri Gouyon, Professeur au Muséum d’Histoire Naturelle, à l’AgroParisTech et à Sciences Po

    Il présentera:
    un Grand Séminaire
    à 11h Salle Coriolis Observatoire Midi-Pyrénées 14 avenue Edouard Belin 31400 Toulouse
    en visioconférence sur le site de Tarbes
    Information et évolution ou l’origine des êtres vivants

    et une Soirée Scientifique:
    à 20H Salle du Sénéchal, 17 rue Rémusat 31000 Toulouse ( à 2 pas du Capitole )
    Biodiversité, génétique et société, de Darwin aux OGM en passant par l’eugénisme.

    Résumé GS
    L’Origine (Anagramme de « religion » – E.Klein com. pers.) des êtres vivants
    Progressivement au cours du 20ème siècle, la biologie s’est mise à s’intéresser autant aux transferts d’information qu’aux transferts d’énergie et de matière. La génétique s’est ainsi imposée à côté de la traditionnelle physiologie. Ce changement d’optique s’est accompagné d’un renversement de certains a priori. Il est par exemple devenu évident que ce qui avait perduré au fil des générations de l’évolution des espèces était essentiellement de nature informationnelle, les organismes n’étant que les « véhicules » qui « passaient » l’information d’une génération à la suivante. La seule contribution des organismes n’étant pas de créer de l’information mais de la transmettre plus ou moins efficacement. De ce point de vue, c’est l’information qui est la cible de la sélection naturelle et c’est elle qui, transformée par les mutations et par cette sélection, s’est modifiée au cours des âges, produisant ainsi les différents êtres vivants ; si bien qu’on a pu définir les êtres vivants comme « des artifices inventés par les gènes pour se reproduire ».
    Ce point de vue ne doit pas faire oublier que, dès le début, il a été clair que l’organisme était co-produit par son génome et par son environnement. Il faut ajouter que, depuis quelques années, un troisième brin de ce que Lewontin a appelé « la triple hélice » est devenu une préoccupation croissante. Il s’agit de l’information (appelée épigénétique) contenue dans l’ensemble de la machinerie qui « lit » le message génétique. En effet, aucun texte n’a de sens s’il n’est traduit par un lecteur. La lecture du message écrit sur l’ADN, aboutissant à la production d’un organisme est réalisée par des molécules, dans des cellules, dans un organisme… L’organisme est donc le produit de l’interaction entre 3 types d’information : génétique, épigénétique et environnementale.
    Du point de vue de l’Origine, on peut dire que le processus de constitution d’un être vivant a abouti à l’existence d’un tel être une fois que ces trois éléments (génétique, épigénétique et environnement) ont été mis en place. L’information génétique, susceptible de varier de façon héritable, d’avoir une réelle constance dans le temps et de coder un nombre quasiment illimité de significations (donc d’être soumis à la sélection naturelle), l’information épigénétique capable de réaliser et de nuancer l’expression de l’information génétique (soumise elle aussi à sélection si sa pérennité est suffisante) et l’environnement sont les trois constituants de base de tout être vivant.

    Résumé Soirée
    La biodiversité est un fait d’observation banal mais, de la systématique du XVIIIème siècle à la génétique du XXème, son interprétation a connu des périodes très différentes. La théorie de l’évolution lancée par Darwin il y a 150 ans constitue la base de la biologie contemporaine. L’écologie et l’idée de biodiversité, mais surtout la génétique sont issues de cette théorie qui affirme l’unité du Vivant, qui permet d’agir sur lui, mais qui pose de nombreux problèmes à la société, a servi de fondement à des idéologies ignobles et est refusée par les extrémistes religieux. Quant à la description et la sauvegarde de la biodiversité, elles reposent souvent sur des idées simplistes et peu convaincantes. Où en est-on de la compréhension de cette diversité ? et de nos actions sur elle ? Les biotechnologies se développent à grande vitesse et de nombreux débats concernant les risques pris mais aussi les aspects éthiques ou économiques ont vu le jour. Face au débat sur les OGM par exemple, les scientifiques ont souvent considéré les critiques comme essentiellement obscurantistes. Qu’en est-il ? Pourquoi tant d’incompréhension ? Peut-on espérer l’avènement d’un véritable échange entre science, technique et société dans le champ de la biologie ?

    Yves Meyerfeld

Aller à la barre d’outils