Odyssée-S2 : une fusex franco-japonaise

Tout commence sur les terres sablonneuses et ventées de la base DGA-EM de Biscarrosse. C’Space 2010 : une petite équipe de l’ESO parcourt les allées du R3 en quête de matériaux pour fixer les ailerons de sa fusée, Marianne, qui fera un fantastique vol parachutique deux jours plus tard ! Ils trouvent leur bonheur au fond d’une caisse du Team Kansai Rocket Club, tout droit venu du Japon. On échange matériaux, outils et cartes de visite ; une amitié est née !

Un an plus tard, été 2011, un étudiant de l’ESTACA part 10 semaines en stage chez Souki Systems à Osaka, l’entreprise qui héberge et soutient le TKRC. Les grandes lignes du projet sont tracées et en septembre, ESO-TKRC Joint Project est officiellement lancé en coulisse de C’Space 2011.

La fusée expérimentale Odyssée-S2 rassemble deux clubs avec pour ligne de conduite le partage de compétences et la poursuite d’un projet international.

Le TKRC met au point et réalise le dispositif expérimental, destiné à des mesures dynamiques au cours du vol. En parallèle, l’ESO conçoit une fusée à l’architecture simplifiée, optimisant le montage et l’accès à l’électronique embarquée, et la partie séquenceur. D’un côté le lanceur ; de l’autre, la charge utile.

Un soin tout particulier est accordé à l’interface entre l’expérience, conçue au Japon, et la structure mécanique. Cette interface constitue le cœur du projet.

La fusex Odyssée-S2, conçue conjointement par l’ESO et le club japonais TKRC.

Le partenariat entre les deux clubs ne se limite toutefois pas à l’aspect technique. Il s’agit, pour deux équipes dont le regard, les méthodes et la culture sont aux antipodes, de travailler ensemble. Pour vivre ce projet jusqu’au bout, un deuxième Estacien, membre de l’équipe, partira en stage chez Souki Systems cet été. Dépaysement garanti !

Le Team Kansai Rocket Club (TKRC) est basé à Osaka et participe à C’Space depuis plusieurs années.

En avril, un ajustement est nécessaire entre le volume de la charge utile et l’espace disponible dans la fusée. En clair, la fusée est trop grande pour l’expérience embarquée ! On improvise, on s’adapte : Odyssée-S2 accueillera un passager supplémentaire, une expérience conçue et réalisée par Air-ESIEA. La nouvelle fusée-bus tant attendue par Planète Sciences est née !

L’équipe française au travail : fabrication de la peau en fibre de carbone à l’ESTACA.

Des centaines d’e-mails en anglais, tableaux, plans et plannings échangés, des réunions skype… et un seul rendez-vous. Les équipes de l’ESO et du TKRC se retrouveront à Biscarrosse le 25 août, pour une étape cruciale, aussi passionnante que délicate, l’aboutissement d’une année de coopération : l’intégration d’éléments conçus et fabriqués à l’autre bout du monde !

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