Édito

- C’est quoi cette Nouvelle l’Une ? Encore un nouveau torchon ? C’est tout ce qu’ils ont trouvé pour continuer à abrutir les masses de bénévoles ?
- Bah ouais faut croire, pfff ils nous prennent vraiment pour des imbéciles : médias partout, info nulle part comme on dit !
- C’est clair, je parie que la plupart des articles sont au sujet des histoires de coucheries au sein du bureau, toujours plus de peopolisation de la vie politique du secteur...
- Remarque, s’il pouvait y avoir dedans des photos un peu olé olé des permanents ça serait pas si inintéressant !
- Haha... non mais sérieusement rien que le titre déjà : toujours cette manie de mettre en avant une soi-disant « nouveauté », pour faire genre c’est moderne, ou même futuriste, mais en vrai ça sonne tellement creux...
- En même temps appeler ça La Pleine l’Une... Enfin sauf si dedans ya des photos un peu olé olé des permanents !


Chers lecteurs, chères lectrices,

Désolé de vous décevoir mais le titre de cette gazette du secteur Astro est bien La Nouvelle l’Une, vous n’y trouverez donc pas de photos de nos permanents en habits d’Adam.
La Nouvelle l’Une c’est avant tout un outil fait par et pour les bénévoles du secteur Astro de Planète Sciences, afin de faire circuler plus facilement l’information et nous permettre de nous tenir au courant des différentes activités menées tout au long de l’année. Web-publication pour le moment irrégulière mais que nous souhaiterions tout de même fréquente, n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et idées pour les prochains numéros !

La rédaction

L’éclipse de soleil du 20 mars : une nuit d’observation en plein jour ?

Une éclipse de soleil est souvent comparée à une « nuit en plein jour ». L’éclipse du 20 mars étant partielle sous nos latitudes, la comparaison ne tenait pas en ce qui concerne la luminosité. Qu’en est-il cependant si on l’analyse sous l’angle de la participation du « grand public » à des observations astronomiques ? Tentative d’analyse à partir de mon expérience.

Le 20 mars, je me suis rendu sur le campus de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse) où diverses associations d’astronomie proposaient d’observer l’éclipse. Sténopées, solarscopes, lunettes d’observations et instruments munis de filtres ad hoc étaient bien sûr de mise. Je suis resté depuis le début de l’éclipse (9h22 heure locale) jusqu’à la fin (11h42) en passant par le maximum à 69,61 % (10h30). J’ai donc pu observé non seulement le phénomène astronomique, mais aussi le phénomène social des mouvements du public. Pour parfaire mon observation, j’ai demandé aux organisateurs de me donner leur propre sentiment quant à la présence du public.

Au tout début de l’éclipse le public était important mais suffisamment peu nombreux pour que je puisse observer à loisir le soleil à l’aide de trois ou quatre télescopes différents. Cependant lors du maximum d’obscuration, la foule était assez importante pour qu’il y ait rupture de stock des lunettes d’observations et longues queues devant les télescopes. Le public a donc grandi en parallèle de l’obscuration. Le time lapse, s’arrêtant au maximum d’obstruction, confirme cette impression. Une fois la maximum dépassé, la foule a diminué plus rapidement qu’elle n’avait crû jusqu’à ne plus être constituée à la toute fin que d’une vingtaines de fidèles.

Peut-on considérer dès lors considérer qu’il y a eu socialement une mini-nuit d’observation ?

Mon expérience m’a fait connaître deux types de d’observation astronomique collective : les nuits d’observation d’amateur – telles qu’on les pratique par exemple à la campagne astro – et les soirées d’observation grand public. Pour les premières, la courbe de fréquentation suit la courbe d’obscurité : peu de monde en début de soirée lors de l’apparition des toutes premières étoiles, une présence qui augmente à mesure que la nuit se fait plus dense puis qui redescend jusqu’à l’aurore. Les secondes en revanche suivent la courbe de la vie sociale. Les visiteurs arrivent en début de soirée et ne restent pas trop tard. Le pic de fréquentation est alors décalé par rapport au pic d’obscurité, et correspond plutôt au pic d’activité sociale en soirée non astronomique, en fonction des contraintes horaires de la société.

De ce point de vue, l’observation de l’éclipse du 20 mars, destinée à un grand public ressemble plutôt à une soirée grand public qu’à une nuit d’observation d’amateurs.
On peut ainsi regretter qu’une éclipse de soleil ne soit pas l’occasion de présenter au grand public l’astronomie non seulement comme science mais aussi comme pratique sociale, impliquant notamment de se mettre en marge des activités sociales habituelles durant l’ensemble d’un phénomène astronomique.

Maïeul

Pour un voyage en Terrain Connu...

La Campagne Astro de Planètes Sciences aura cette année une nouvelle implantation.
Afin de percer les mystères de ce lieu, nous avons envoyé une équipe de reporters étudier le terrain, le weekend du 27 au 30 mars.
Le terrain, pour ceux qui ne le savent pas encore, se situe en Ardèche, dans le village de Saint Joseph-des-Bancs. Pour avoir testé le train à l’aller et la voiture au retour, il n’y a pas à dire, c’est plus pratique que l’ancienne implantation à Molines-en-Queyras ! Pour les transports, depuis Paris, un TGV, puis un car jusqu’à Aubenas, un peu de route avec un gentil conducteur et le tour et joué, nous voilà au village ! (Pour des raisons logistiques, les reporters logeaient dans une autre ville à côté, mais grâce à mon copain Pythagore, j’ai pu évaluer les distances et les durées des trajets !)
Pour la voiture, on va arrondir à 6h30 de route, pauses comprises, ce qui est là aussi plus simple et plus court que pour Molines-en-Queyras. Pour la localisation, c’est donc un bon point !

La proximité avec la ville d’Aubenas et son marché dont la renommée n’est plus à prouver est un vrai plus ! Quel plaisir de se balader le samedi matin entre les fromagers, bouchers, charcutiers et petits artisans ! Nos chics cuistots de choc, Jérémie et Caroline, ont déjà fait un petit repérage, et nos reporters ont eu l’honneur de tester quelques produits !
Il n’y a aucun doute à se faire, la Campagne Astronomique restera une Campagne Gastronomique !

Le paysage, maintenant, parlons en ! Des dénivelés, des jeux de lumières entre les vallées, les nuages et le soleil (en espérant qu’on n’ait pas trop de nuages cet été !), des villages authentiques, des champs et cultures par paliers, une flore bourgeonnante intéressante (pour la faune, nous n’avons pas croisé de marmottes, mais on espère que c’est uniquement car elles hibernaient encore !)... Il n’y a pas à dire, c’est un bel endroit !
Pour le ciel sur le Champ Astro, je ne l’ai pour ma part pas vu de nuit, mais de jour, on observe un bel angle de vue avec une grande portion de ciel visible.

Le village de Saint Joseph-des-Bancs n’est pas grand, et, même si notre équipe n’a pas exploré tout le village, nous n’avons pour le moment pas répertorié de banc public ! Une mission que nous espérons mener à sa fin lors de la Campagne Astro cet été ! La rencontre avec Monsieur le Maire fut intéressante et conviviale. Il était ouvert et nous a proposé de nombreux services, en plus de nous prodiguer des conseils (pour les relations avec les fournisseurs gastronomiques du coin, par exemple !)
La rencontre avec le propriétaire de l’implantation (le Centre La Boussole) s’est elle aussi bien déroulée. Nous regrettons toutefois l’absence de la propriétaire, car son mari n’avait pas toujours les réponses à nos questions.
Le Centre dispose de nombreuses chambres, et possède trois salles d’activités, soit plus que l’implantation de Molines-en-Queyras, mais leur disposition (position) ou leur acoustique pose quelques contraintes à étudier plus en détail, tout comme la position du centre par rapport au champ astro. Ces quelques détails ne sont pas dramatiques, ce sera juste un changement de notre mode de vie à la Campagne Astro, et de nouvelles habitudes à prendre, mais une fois bien sur les rails, le train pourra rouler sans aucun soucis !

Noëlie

Le Wera, tu viendras ?

L’observatoire Jean-Marc Salomon de Buthiers a accueilli deux week-ends rencontre astronomie (WERA) depuis le mois de janvier. Circonstance presque inattendue, nous avons chaque fois bénéficié d’au moins une nuit claire pour poser nos télescopes sur la terrasse et utiliser la nouvelle CCD arrimée à notre T600.
En janvier, la comète Lovejoy C/2014 Q2 était notre cible principale. Fabien Trébuchet en a réalisé quelques belles prises de vue (via Orion ED80T-CF, CentralDS / Canon CDS-600D, Monture SkyWatcher NEQ6-Pro Evolution). Le spectacle nous aura, un peu, fait oublié la déception Ison. Julien Jacquemmoz, de son côté, photographiait la Lune avec son appareil argentique.

Durant la première nuit, très couverte, nous nous sommes repliés en intérieur pour faire de la spectrographie, parler impression 3D ou logiciels de traitement d’images, entre deux parties du jeu de plateau Nebula, made in Yannick Boissel. Sophie Dubié fabriquait son télescope à tube ouvert, pour montrer le parcours de la lumière à ses élèves de primaire.

En mars, le TJMS aura beaucoup servi : en journée avec le coronographe, qui a permis d’observer de belles protubérances, de nuit, pendant laquelle nous avons surtout pointé M51. Les résultats obtenus grâce à la CCD, en très peu de prises de vue, sont impressionnants de détails et de couleurs ! Un grand remerciement à l’équipe du GST qui l’a installée.

Dans la nuit de samedi à dimanche, frustrés par quelques nuages, nous avons mis les mains dans le coton et la peinture phosphorescente pour donner naissance – dans les toilettes – à une magnifique version coton 3D de la belle galaxie spirale.
Sur les deux week-ends, Clément Perrot et Jean-Michel Vienney ont longuement travaillé à la préparation de nos télescopes en vue de la prochaine campagne astro.
Prochain rendez-vous : 19, 20 et 21 juin 2015. Le programme va vous parvenir dans quelques jours. Nous parlerons notamment de la Nuit des Etoiles et de Pluton approchée par la sonde New Horizons.
A très bientôt !

Valentin Gaillard

Stage Astronomie Pratique

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Compte rendu du stage PAF